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Affaire de corruption pour le fils du président chinois

Affaire de corruption pour le fils du président chinois

Start-up issue de la prestigieuse université de Tsinghua à Pékin devenue en quelques années un géant mondial des appareils de contrôle de sécurité aux rayons X, le Chinois Nuctech est soupçonné, en Namibie, de corruption. Une affaire particulièrement embarrassante en raison du pedigree de celui qui était son président jusqu'en 2008 : Hu Haifeng, le fils du président chinois Hu Jintao.

Les soupçons de corruption, surtout chez des officiels et des dirigeants du parti, provoquent des réactions épidermiques parmi les citoyens chinois, et notamment ceux qui ont voix au chapitre, c'est-à-dire les internautes : de manière préemptive, les portails et moteurs de recherche en chinois ont selon le China Digital Times, centre de recherche sur l'Internet chinois de l'université de Berkeley, reçu hier l'instruction de censurer toute mention de M. Hu Haifeng et de l'affaire.

La promotion de M. Hu au poste de premier secrétaire du parti du Tsinghua Holdings, l'entité contrôlée par l'université, qui gère ses participations dans plusieurs dizaines d'entreprises commerciales dont Nuctech, n'est peut-être pas sans rapport avec les risques que comportait une association trop étroite du fils du numéro un chinois avec une société qui a plusieurs fois bénéficié, par ricochet, des largesses de l'aide au développement chinoise. Hu Haifeng est parfois surnommé le Prince Teflon pour sa discrétion exemplaire dans les affaires... jusqu'à aujourd'hui.

En Namibie, c'est la Commission anticorruption qui a sonné l'alarme après que 12,8 millions de dollars en principe versés à la Chinese Import Export Bank comme "avance de fabrication" pour Nuctech, se sont retrouvés sur le compte d'une société intermédiaire en Namibie, Tekko Trading, dont trois des partenaires, qui ont vidé le compte en quelques semaines et procédé à de grosses dépenses, ont été arrêtés ces derniers jours. L'un d'entre eux, un Chinois nommé Yang Fan, serait le représentant de Nuctech en Afrique. La société chinoise, qui est l'un des leaders mondiaux pour les portiques géants capables de scanner des conteneurs, et exporte dans une cinquantaine de pays, avait remporté un contrat de 45 millions d'euros pour l'équipement des ports et aéroports de Namibie -

45 millions d'euros "prêtés" par le gouvernement chinois dans le cadre de l'aide au développement. Si rien n'indique que la "commission" visiblement encaissée par les intermédiaires de Nuctech en Namibie, ait un lien avec M. Hu, l'affaire lève le voile sur de sérieux conflits d'intérêts autour d'une aide au développement chinoise systématiquement liée aux entreprises nationales.

source le monde

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