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Ces vidéos IA où des Chinois tabassent des étrangers : qui les fabrique et pourquoi ça marche

« Je suis américain ! Vous ne pouvez rien me faire ! »

Le jeune homme blanc a le temps de finir sa phrase. Puis un Chinois costaud le balaie d'un coup de pied et l'envoie au sol en un seul geste. Autour, un groupe de dames d'un certain âge applaudit. L'homme se penche vers lui : « Ne crois pas qu'on est encore les Chinois d'avant. Tu ne veux pas chercher les Chinois d'aujourd'hui. »

Fin de la vidéo. Dix-huit secondes. Aucune de ces personnes n'existe.

Cette scène, je l'ai vue passer trois fois cette semaine, avec trois acteurs différents et le même scénario. Il y en a des centaines. Et elles marchent très, très bien.

À quoi ressemblent ces vidéos, concrètement

Le format est toujours le même. Entre dix et trente secondes. Vertical. Une action, une punchline, un plan de foule qui approuve.

Les scénarios tournent en boucle et se comptent sur les doigts d'une main.

Le premier, c'est l'étranger arrogant. Il double dans une file, il insulte une caissière, il refuse de payer. Un Chinois intervient, le remet à sa place, physiquement.

Le deuxième, c'est l'étranger qui drague. Il aborde une jeune femme chinoise dans la rue, il insiste, il pose la main. Un passant s'interpose et le corrige devant tout le monde.

Le troisième, c'est l'étranger qui vole ou qui triche. Un vélo, un portefeuille, une place. Même dénouement.

Le quatrième, plus politique, c'est l'étranger qui méprise la Chine à voix haute, dans un restaurant ou un aéroport. Là, la réplique finale évoque toujours l'histoire, l'humiliation du passé, la puissance retrouvée.

Dans tous les cas, la structure émotionnelle est identique : provocation, riposte, applaudissements. C'est du théâtre de rue générique, sauf que rien n'a été tourné.

Regardez ce que ça donne

Un cas est allé assez loin pour que la presse internationale s'en empare, quand un média d'État chinois a lui-même diffusé une vidéo IA à caractère raciste avant de faire machine arrière. La séquence est ici.

Qui fabrique ça

Pas des militants. Des comptes de production.

Ce sont des fermes à contenu. Un compte, une thématique, vingt à cinquante vidéos par jour. L'opérateur n'a pas besoin de caméra, ni d'acteurs, ni d'autorisation de tournage. Il tape un prompt, il génère, il publie, il recommence.

Le modèle économique est simple. Sur Douyin, Kuaishou et les comptes vidéo WeChat, l'engagement rapporte. Primes de plateforme, redirection vers une boutique, vente du compte une fois qu'il a de l'audience. Un compte qui atteint quelques centaines de milliers d'abonnés se revend.

La colère est le carburant le plus rentable qui existe. Elle génère des commentaires, des partages, des réponses vidéo. L'algorithme lit ça comme un signal de qualité et pousse encore plus.

Foreign Policy a documenté la même mécanique appliquée aux Africains, avec des vidéos IA humiliantes produites en série pour l'audience chinoise. L'enquête montre bien le côté industriel de la chose. Ce n'est pas de l'idéologie, c'est du chiffre d'affaires.

Pourquoi ça marche aussi bien

Il y a quatre raisons, et elles s'empilent.

La première, c'est que ces vidéos ne demandent aucun effort. Pas de contexte, pas de nuance, pas de fin ouverte. On comprend en trois secondes et on ressent tout de suite.

La deuxième, c'est qu'elles s'appuient sur des idées déjà présentes. Elles n'inventent pas un préjugé, elles le confirment. C'est beaucoup plus facile de faire cliquer quelqu'un sur ce qu'il pense déjà. D'ailleurs ça marche dans les deux sens : j'ai écrit un billet entier sur les clichés que les Occidentaux trimballent sur les Chinoises, et le mécanisme est exactement le même, juste dans l'autre direction.

La troisième, c'est la fierté. Ces vidéos ne parlent pas vraiment de l'étranger. Elles parlent de la Chine qui ne se laisse plus faire. Le vrai héros n'est pas le type qui frappe, c'est le pays derrière lui.

La quatrième, c'est technique. Les outils chinois de génération vidéo sont devenus très bons et très rapides. Une scène de rue crédible se produit en une minute. La Chine a mis des moyens énormes dans cette course, j'en parlais dans mon article sur les data centers au cœur de la course à l'IA. Ces investissements servent à de très belles choses. Ils servent aussi à ça.

Ce n'est pas nouveau, mais l'échelle a changé

Le contenu nationaliste sur les plateformes chinoises existe depuis dix ans. Avant, il fallait des figurants et un tournage. Ça limitait naturellement le volume.

Aujourd'hui, la contrainte a disparu. Semafor a décrit cette inondation de vidéos nationalistes générées par IA, avec des formats standardisés qui se reproduisent à l'infini. Un des plus populaires met en scène un soldat chinois de la Seconde Guerre mondiale qui rencontre un militaire d'aujourd'hui et découvre que son pays est devenu une puissance mondiale.

Ce format-là est touchant, il ne vise personne. Le problème commence quand la même recette prend une cible.

Ce que dit la loi, et ce qu'elle arrive à faire

La Chine n'est pas passive sur le sujet. Elle est même en avance sur pas mal de pays.

Depuis le 1er septembre 2025, tout contenu généré par IA doit porter deux marquages : une mention visible à l'écran et une signature technique dans les métadonnées du fichier. C'est obligatoire pour le texte, l'image, l'audio et la vidéo.

En 2026, la campagne annuelle Qinglang, littéralement « clair et lumineux », a pris pour cible les usages abusifs de l'IA : deepfakes, arnaques, fausses informations.

Les chiffres donnent une idée du volume. Sur un seul mois début 2026, six grandes plateformes vidéo ont retiré plus de 37 000 vidéos mises en scène, sanctionné plus de 3 400 comptes et ajouté un marquage sur plus de 600 000 vidéos. Le régulateur a aussi sanctionné des applications connues, dont CapCut et Dreamina, pour ne pas avoir identifié correctement les contenus générés.

Est-ce que ça suffit ? Non. Quand des milliers de comptes produisent en continu, le retrait arrive toujours après la viralité. La vidéo a déjà fait ses cinq millions de vues quand elle disparaît.

Et surtout, une vidéo étiquetée « générée par IA » reste efficace. Le marquage informe, il ne désamorce pas l'émotion.

Ce que je vis, moi, sur place

Je vais être clair, parce que ce sujet mérite de la précision.

Je vis en Chine et je ne me suis jamais fait agresser. Pas une fois. Mes voisins sont adorables, la dame du petit resto en bas garde mes colis, et quand je galère avec un truc administratif il y a toujours quelqu'un pour m'aider.

Ces vidéos ne décrivent pas la Chine réelle. Elles décrivent un fantasme qui se vend bien.

Ce que je remarque, en revanche, c'est un changement dans certaines conversations. Des gens qui me demandent si les étrangers en Chine se croient vraiment tout permis. Des remarques un peu plus sèches qu'avant. Rien de méchant, mais l'ambiance bouge à la marge.

C'est ça le vrai effet. Pas des coups de pied dans la rue, mais un fond de méfiance qui s'installe doucement chez des gens qui n'avaient aucune raison d'en avoir.

Comment les repérer en trois secondes

Quelques réflexes simples, que j'applique maintenant sans y penser.

Regardez le décor en arrière-plan. Les passants qui marchent au fond ont souvent des jambes qui se croisent bizarrement ou des visages qui changent d'un plan à l'autre.

Regardez les textes. Enseignes, plaques, panneaux. L'IA reste mauvaise sur les caractères et invente des mots qui n'existent pas.

Écoutez la voix. Le doublage est souvent trop propre, sans bruit de fond, sans écho de rue.

Regardez le compte. S'il poste quarante vidéos par jour, toutes sur le même thème, ce n'est pas un témoin, c'est une chaîne de production.

Et posez-vous la question de fond : qu'est-ce que cette vidéo veut me faire ressentir ? Si la réponse est « de la colère contre un groupe entier de gens », c'est fabriqué pour ça.

Pour les marques, ce n'est pas neutre non plus

Si vous travaillez sur le marché chinois, ce phénomène vous concerne directement.

Une marque étrangère peut se retrouver associée à cette vague sans rien avoir fait. Un logo qui apparaît dans une vidéo générée, un visuel détourné, un commentaire qui devient une polémique. Ça va vite et ça ne prévient pas.

La réponse n'est pas de fuir Douyin. C'est d'y être présent avec un compte officiel actif, pour avoir une voix quand ça part de travers. Marketing Chine a publié un point clair sur les réseaux sociaux chinois sur lesquels miser en 2026 si vous en êtes là.

Ce que j'en retiens

Ces vidéos ne sont pas le reflet de ce que pensent les Chinois. Elles sont le reflet de ce qui rapporte de l'audience.

C'est une nuance énorme, et elle se perd très vite dans les commentaires, des deux côtés. Les médias étrangers y voient la preuve d'une Chine hostile. Certains internautes chinois y voient une vérité qu'on leur cachait. Les deux se trompent, et les fermes à contenu encaissent pendant ce temps.

Le vrai sujet n'est pas la Chine. C'est qu'on a donné à n'importe qui les moyens de fabriquer une scène de rue crédible en soixante secondes, et que le système qui la distribue récompense la colère plus que tout le reste.

Ça n'arrive pas qu'en Chine. Ça arrive juste plus vite ici, parce que les outils y sont meilleurs et le public plus large.

Vous vivez en Chine et vous avez remarqué ce genre de contenu ? Ou au contraire vous trouvez que j'exagère ? Venez en parler dans le groupe Amoureux de la Chine sur Facebook, le sujet mérite des témoignages de terrain.

Xiao Ou

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Cette actrice chinoise n'existe pas, et toute la Chine pleure devant sa série

Hier soir, dans le métro ligne 2, la fille assise en face de moi pleurait devant son téléphone. Discrètement, mais elle pleurait. J'ai jeté un œil à son écran : une mini-série verticale. Une jeune femme dans un studio parisien, une valise, une lettre de licenciement.

Ce que cette fille ne savait pas, ou savait très bien, c'est que l'actrice qu'elle regardait n'existe pas.

Fang Taozi, l'héroïne qui n'a jamais respiré

La série s'appelle La fille qui s'est fait virer (被裁掉的女孩). Elle cartonne partout sur les réseaux chinois depuis quelques semaines.

L'histoire est simple. Fang Taozi (方桃子) vient d'une petite ville de province. Elle perd son boulot. Elle décide de tenter sa chance comme mannequin à Paris. Voilà. Rien de révolutionnaire sur le papier.

Sauf que tout est généré par IA. Le décor, les vêtements, la lumière, le visage de l'héroïne, ses micro-expressions. Tout.

Et c'est là que ça devient troublant. Vous pouvez juger par vous-même, la série est visible sur YouTube ici. Regardez trois minutes et dites-moi si vous auriez deviné.

Pourquoi celle-là marche alors que les autres non

Jusqu'ici, les mini-séries IA chinoises étaient surtout critiquées. Répétitives, bâclées, des visages qui glissent, des mains à six doigts, des scénarios recyclés cent fois. J'en parlais il y a peu, la production tourne à un rythme industriel : plus de 400 titres sortis par jour, dans une machine décrite par plusieurs enquêtes sur l'ampleur du phénomène.

Fang Taozi change la donne pour une raison précise : le personnage est attachant. Ce n'est pas une prouesse technique, c'est un personnage. Elle a des hésitations, une façon de baisser les yeux, une voix un peu fatiguée. On oublie la machine et on suit l'histoire.

Les spectateurs chinois le disent eux-mêmes dans les commentaires : au bout de dix minutes, on arrête de chercher les défauts. Et ça, c'est un cap. La barre vient de monter d'un cran pour tout le secteur.

Ce n'est pas un hasard non plus. La Chine a investi des sommes énormes dans ces outils, et ça finit toujours par se voir quelque part. J'en parlais dans mon article sur pourquoi la Chine est devenue un leader technologique.

La télé nationale s'y met aussi

Jusqu'à présent, les séries IA vivaient sur Douyin et Kuaishou. Du format court, vertical, non officiel. Le genre de contenu qu'on regarde dans le métro, justement.

Ça vient de changer. Anhui TV diffuse Le récit de l'étang aux fleurs de pêcher (桃花潭记), une série historique située sous les Ming, présentée comme la première production chinoise de format moyen entièrement réalisée par IA et diffusée sur une chaîne satellite nationale. Le thème choisi n'est pas anodin : le patrimoine culturel. La diffusion a déclenché un débat énorme.

Passer du téléphone à la télé du salon, ce n'est pas un détail. Ça veut dire que la technologie a été validée par les canaux officiels. Et quand un canal officiel valide quelque chose en Chine, le reste suit vite.

Pendant ce temps, acheter une carte SIM devient compliqué

Changement de sujet, mais pas tant que ça.

Il fut un temps où on achetait une carte SIM à n'importe quel coin de rue en Chine. Un kiosque, un vendeur, trente secondes, c'était réglé. Ça s'est arrêté il y a plus de dix ans avec l'enregistrement obligatoire sous vraie identité.

Depuis le 1er août 2026, nouveau tour de vis. China Mobile, China Telecom et China Unicom ne vendent plus de cartes en ligne que via leurs propres applis et leurs propres sites. Tous les revendeurs tiers sont coupés. Or c'est exactement là que les gens trouvaient les forfaits pas chers. Les fameuses offres à 19 yuans pour 200 Go, qui viennent de disparaître, venaient de ces circuits parallèles.

La raison officielle est la fraude. Des cartes achetées en gros servaient à créer des milliers de comptes et à monter des arnaques téléphoniques. C'est vrai, et le problème est réel.

Mais dans la vraie vie, ce que les gens retiennent, c'est que leur forfait va coûter plus cher. Sur Weibo, le sujet a tourné pendant des jours et l'ambiance n'était pas à la reconnaissance.

Deux nouvelles, une même logique

Ces deux histoires n'ont rien à voir en apparence. Une série IA d'un côté, des cartes SIM de l'autre.

Pourtant elles racontent la même chose : le web chinois se referme sur des circuits contrôlés. Le contenu passe par des plateformes validées. La connexion passe par les applis des trois opérateurs. Le grand marché informel qui faisait le charme et le bordel de l'internet chinois disparaît petit à petit.

Pour un expat, ça se sent au quotidien. Tout passe par les mêmes tuyaux, comme je le racontais en décrivant ma vie sur WeChat. Un compte, une appli, une identité vérifiée, et tout le reste dessus.

Pour les marques, c'est un autre calcul. Si les séries IA deviennent aussi bonnes, la question du placement produit dans du contenu généré va arriver très vite. Marketing Chine a publié un tour d'horizon utile sur les grandes tendances du marketing digital en Chine si vous voulez creuser ce côté-là.

Ce que j'en pense, honnêtement

Je ne sais pas quoi ressentir devant Fang Taozi.

D'un côté je trouve ça beau. Une petite équipe raconte une histoire qui aurait coûté une fortune à tourner, avec des décors parisiens qu'ils n'auraient jamais pu se payer. C'est une porte qui s'ouvre.

De l'autre, je pense aux figurants, aux petites actrices, aux techniciens. Le métier va se réduire, c'est mathématique.

Et puis il y a la fille du métro. Elle pleurait pour un personnage qui n'a jamais existé, joué par personne, dans une ville où l'équipe n'a probablement jamais mis les pieds. Est-ce que ça rend l'émotion moins vraie ? Je n'ai pas la réponse.

Ce que je sais, c'est qu'il y a deux ans, cette question ne se posait même pas.

Vous avez regardé des mini-séries IA chinoises ? Vous vous êtes fait avoir ? Venez raconter ça dans le groupe Amoureux de la Chine sur Facebook, on en discute pas mal en ce moment.

Xiao Ou

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Le jour où j'ai vu un kangourou à Londres, et ce que ça dit de l'IA en Chine

La semaine dernière, j'ai fait croire à un ami chinois qu'un kangourou se baladait dans les rues de Londres. Sans le vouloir. Et cette petite bêtise m'a fait réfléchir à un truc beaucoup plus large : la vitesse à laquelle une info fausse s'installe dans une tête.

Le kangourou de Kensington

Mon pote Li est né et a grandi dans le Hunan. Il débarquait au Royaume-Uni pour la première fois. Première fois en Europe, même. On s'est retrouvés dans un petit pub de Kensington, le jour de son arrivée.

Il est parti commander une bière. Je me suis assis dehors. Et là, un écureuil traverse la rue avec une demi-pomme dans la gueule. Je trouve ça trop mignon, je me lève et je fonce à l'intérieur : « Li, il y a un truc dehors, viens vite ! »

Sauf que j'ai dit le mauvais mot.

En chinois, plein de bestioles ont un nom qui finit par « shǔ » (鼠), qui veut dire souris ou rat à l'origine. La gerbille, le hamster, le chinchilla. L'écureuil, c'est sōngshǔ (松鼠). Le kangourou, c'est dàishǔ (袋鼠). Devinez lequel je lui ai sorti.

Ses yeux se sont ouverts en grand. Il a couru dehors avant moi. Je lui montre l'endroit où j'avais vu l'animal, il scanne la rue avec un espoir immense. « Je te jure qu'il était là il y a dix secondes. » On s'est accroupis tous les deux pour regarder sous une voiture garée.

C'est là que Li m'a demandé, très sérieusement : « Il avait vraiment une grosse poche sur le ventre ? »

J'ai compris. On a ri pendant vingt minutes. Mais ce qui m'a le plus marqué, ce n'est pas ma bourde de vocabulaire. C'est qu'il m'a cru. Il a cru, pendant plusieurs minutes, que des kangourous sautillaient tranquillement dans Londres. Parce que la source, c'était moi. Un ami. Quelqu'un en qui il a confiance.

Une info fausse n'a pas besoin d'être crédible, elle a besoin d'être confiante

Voilà la leçon. Li n'est pas naïf. Il est ingénieur, il a trente-cinq ans, il lit beaucoup. Mais il venait d'atterrir dans un pays inconnu, il était fatigué, et l'info venait d'une personne de confiance qui parlait avec assurance.

Ces trois ingrédients, on les retrouve exactement dans ce qui circule aujourd'hui sur les réseaux chinois. Contexte inconnu, fatigue mentale, source qui a l'air fiable. Sauf que la source, maintenant, c'est souvent une machine.

L'IA a envahi les feeds chinois

Depuis quelques mois, tout ce que je vois passer sur Douyin, Weibo et Xiaohongshu tourne autour de l'intelligence artificielle. Pas seulement comme sujet de discussion. Comme matière première du contenu lui-même.

Les chiffres donnent le vertige. Au premier trimestre 2026, environ 128 000 mini-séries ont été lancées en Chine. Plus de 95 % étaient générées par IA. Le marché pèse autour de 240 milliards de yuans et dépasse les 280 millions d'utilisateurs. MIT Technology Review a décortiqué cette machine à contenu, et c'est édifiant.

La raison est simple : les outils sont devenus trop bons et trop rapides. Seedance 2.0 de ByteDance et Kling 3.0 de Kuaishou sortent une séquence à plusieurs plans, avec le son synchronisé, en une minute environ. Le taux d'images utilisables dépasse 90 %. Un studio qui mettait trois semaines à tourner un épisode en sort maintenant quarante par jour.

D'un côté, des trucs vraiment bien

Je ne vais pas cracher sur tout. Certaines productions IA sont bluffantes. Des petits studios sans budget racontent des histoires de science-fiction ou de fantasy que personne n'aurait financées avant. Le public chinois applaudit quand c'est bien fait, et il a raison. La première série entièrement générée par IA diffusée à la télé chinoise a lancé un débat énorme, mais beaucoup de spectateurs ont reconnu la qualité du travail.

Ça rejoint ce que je racontais dans mon article sur les data centers et la course à l'IA en Chine : le pays a mis des moyens colossaux, et ça se voit dans les résultats.

De l'autre, une décharge à ciel ouvert

Le problème, c'est le reste. Le contenu bâclé, produit en masse, qui existe uniquement pour attraper trois secondes d'attention. Les Anglo-Saxons appellent ça le « slop ». En français, on dirait de la bouillie.

Et cette bouillie a un business model : la controverse. Plus une vidéo choque, plus elle circule. Donc les producteurs poussent le curseur. Voisin qui humilie une nationalité, faux témoignage d'étranger, fausse scène de rue reconstituée. Ça marche à tous les coups, ça rapporte, et personne ne vérifie.

Résultat, on voit apparaître des vagues de préjugés fabriqués de toutes pièces. Du racisme ordinaire emballé en format vertical. Du nationalisme en ligne qui monte tout seul parce qu'une vidéo fausse a tourné cinq millions de fois avant qu'on la démonte.

Il y a aussi le vol de visages. Des créateurs récupèrent des photos sur les réseaux, les injectent dans un modèle et fabriquent des personnages qui ressemblent à des gens réels. Des personnes se sont reconnues dans des séries qu'elles n'ont jamais tournées. Sixth Tone a raconté plusieurs de ces affaires, et Hong Kong Free Press est revenu sur le cas d'une femme qui a découvert son propre visage dans une série IA. « C'est clairement moi », disait-elle. Elle n'avait jamais rien signé.

Pékin a commencé à mettre des barrières

Le 1er juillet 2026, l'administration de la radio et de la télévision a mis en place un système de classement des mini-séries IA. Le contenu est trié selon le budget et le sujet. Les productions les plus sensibles passent par une validation avant diffusion.

Est-ce que ça va suffire ? J'en doute. Quand une machine sort 470 titres par jour, aucun bureau ne peut suivre. La régulation arrive toujours après la vague.

Pour ceux qui bossent sur le marché chinois, ce sujet dépasse largement le divertissement. Les marques doivent maintenant se demander où finit leur image quand n'importe qui peut la recréer en soixante secondes. Le site Marketing Chine a publié un bon récapitulatif sur 5 faits à connaître sur l'intelligence artificielle en Chine si vous voulez creuser le côté business.

Ce que je fais maintenant avant de partager quoi que ce soit

Je ne suis pas devenu paranoïaque. Mais j'ai pris trois réflexes simples.

Je regarde qui poste. Un compte créé il y a trois semaines avec 400 vidéos, ce n'est pas un témoin, c'est une usine.

Je regarde les mains et les textes. L'IA s'est beaucoup améliorée, mais les doigts et les panneaux écrits restent souvent bizarres si on zoome.

Je me demande ce que la vidéo veut me faire ressentir. Si la réponse est « de la colère contre un groupe de gens », je ferme. C'est presque toujours fabriqué pour ça.

Et surtout, je pose des questions. Comme Li avec sa poche de kangourou. Une seule question précise a suffi pour faire tomber mon histoire. C'est souvent le cas.

La confiance, c'est le vrai carburant

Ce qui a fait marcher mon kangourou, ce n'est pas mon chinois. C'est la confiance. Li m'a cru parce qu'on est amis depuis dix ans.

Les vidéos IA jouent exactement sur ce levier. Elles imitent le ton d'un ami, le format d'un témoignage, le cadrage d'une caméra de surveillance. Elles empruntent les codes de ce en quoi on a confiance. Et une fois qu'on a mordu, on va défendre l'info devant les autres.

La vie en ligne en Chine se joue de plus en plus dans ces zones grises. J'en parlais déjà en décrivant mon quotidien d'expat sur WeChat : tout passe par les mêmes applis, du paiement du café aux nouvelles du monde. Quand le tuyau est unique, le faux voyage aussi vite que le vrai.

Alors non, il n'y avait pas de kangourou à Kensington. Juste un écureuil, une demi-pomme, et deux mecs accroupis sous une voiture qui ont fini par pleurer de rire.

Mais franchement, je crois que cette blague va me suivre longtemps.

Vous avez des histoires de malentendus en chinois, ou des vidéos IA qui vous ont eu ? Venez en discuter dans le groupe Amoureux de la Chine sur Facebook. On y échange pas mal sur ce genre de sujets.

Xiao Ou

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Data centers: au cœur de la course à l’IA

Data centers en Chine : au cœur de la course à l’IA

Vivre en Chine, c’est un peu comme observer une machine géante en mouvement permanent. Tout avance vite, parfois trop vite pour que l’on ait le temps de tout comprendre. Et ces dernières années, il y a un mot que j’entends partout : 算力 (suànlì), littéralement “la puissance de calcul”. C’est devenu un sujet national.

Quand les villes construisent des cathédrales numériques

En Europe, on parle beaucoup d’intelligence artificielle, mais en Chine, on construit carrément les murs qui la portent. Dans les grandes métropoles comme Shanghai ou Pékin, on voit émerger d’immenses bâtiments modernes, sans vitres, bardés de climatiseurs industriels : les data centers. Ce sont les cathédrales numériques de l’ère moderne, conçues pour abriter des dizaines de milliers de serveurs et fournir la puissance nécessaire aux modèles d’IA.

Un collègue chinois m’a dit un jour : “没有算力,就没有人工智能。” (“Pas de puissance de calcul, pas d’intelligence artificielle.”) Et c’est exactement ça : sans ces centres de données, impossible d’entraîner ou de faire tourner les modèles qui nourrissent la traduction instantanée, les recommandations de vidéos ou la reconnaissance vocale que j’utilise tous les jours sur mon téléphone.

Le désert transformé en hub numérique

Un des paradoxes qui m’a marqué : la Chine construit beaucoup de ces centres dans des endroits où je ne pensais jamais voir de haute technologie. Dans le Xinjiang, en Mongolie intérieure ou dans le Qinghai, au milieu de paysages désertiques, surgissent des complexes futuristes alimentés par des lignes électriques géantes.

Quand j’ai voyagé dans ces régions, j’ai été frappé par le contraste : d’un côté, des montagnes arides, des pâturages immenses ; de l’autre, un centre ultramoderne climatisé en permanence pour refroidir des GPU dernier cri. C’est comme si la Chine voulait transformer ses “vides” géographiques en réservoirs numériques.

"L’électricité, carburant de l’IA" explique Aventech 



La première question qu"on m'a  posée : mais comment font-ils pour alimenter tout ça ? Un ami ingénieur m’a expliqué que l’électricité est le nerf de la guerre. Tableautier , sa société aventech ici Ces centres consomment autant qu’une ville entière. Mais la Chine a un avantage : un réseau électrique extrêmement dense, capable d’absorber ces nouvelles charges.

J’ai vu de mes propres yeux, dans certaines provinces, des champs de panneaux solaires qui s’étendent à perte de vue, et d’immenses éoliennes tournant sans arrêt. Souvent, cette énergie renouvelable est directement injectée dans les data centers voisins. L’idée est simple : utiliser les ressources naturelles locales pour alimenter l’IA nationale.

Une fierté nationale

La Chine vit la course à l’IA comme un enjeu de souveraineté. Ici, on parle beaucoup de 自主研发 (“développement autonome”). Ce n’est pas seulement de l’orgueil, c’est une nécessité : les puces étrangères ne sont pas toujours accessibles, alors on mise sur des alternatives locales.

Lors d’une visite professionnelle à Shenzhen, j’ai rencontré des jeunes ingénieurs qui travaillaient sur des accélérateurs conçus en Chine. Leur discours était clair : “Nous devons compter sur nous-mêmes”. On sent une énergie incroyable, une volonté de combler le retard technologique le plus vite possible.

Anecdote d’expat

Un soir, dans un dîner avec des amis chinois à Pékin, le sujet est venu sur la table : “Et toi, Nicoco, que penses-tu de tous ces data centers ?” J’ai répondu honnêtement : “Chez moi, en Europe, on en parle comme d’un problème écologique. Ici, vous les voyez comme des opportunités.” Ils ont ri et m’ont dit : “En Chine, nous construisons d’abord, nous optimisons ensuite. Mais nous n’avons pas peur de la taille.”

Cette phrase résume bien la différence de mentalité. Là où l’Occident débat et hésite, la Chine fonce, teste, ajuste en cours de route.

La Chine numérique que je vis au quotidien

Pour Yang, ce n’est pas un concept abstrait. Tous les jours, j’utilise des services qui reposent sur cette puissance de calcul : traduction instantanée quand je lis des documents en chinois, assistants intelligents pour réserver mes billets de train, reconnaissance faciale à l’entrée des immeubles.

Quand je vois un nouveau data center sortir de terre, je comprends qu’il ne s’agit pas seulement de câbles et de serveurs : c’est la colonne vertébrale invisible qui alimente ma vie d’expat ici.

Conclusion

Les data centers chinois ne sont pas seulement des bâtiments techniques, ce sont les usines du futur. Ils reflètent la vision du pays : massif, rapide, déterminé. Pour un expat comme moi, c’est fascinant d’assister à cette transformation. On se dit parfois que tout va trop vite, que le coût écologique est énorme, mais impossible de nier l’évidence : la Chine est en train de bâtir la plus grande infrastructure numérique du monde.

Et moi, au milieu de tout ça, je regarde, je vis, et je me dis : “这真是一个新时代。” (“C’est vraiment une nouvelle ère.”)

Amour Chine, Le blog qui vous fait partager sa passion pour la Chine

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Les types de bijoux de mariage les plus courants en Chine

Les bijoux de mariage en Chine comptent sur une grande part de marché des ventes de bijoux, notamment grâce aux bijoux en diamants. L'utilisation de petits diamants dans les bijoux est très courante, mais l'utilisation de gros diamants comme pierre principale n'existe généralement que dans les bijoux de mariage. Depuis que les cérémonies de mariage traditionnelles ont évolué en Chine, les jeunes générations sont à la recherche de bijoux différents, des marques de niche aux articles sur mesure.

Diminution de la volonté de se marier de la génération Z chinoise, augmentation de la concurrence pour les marques

Nombre de mariages enregistrés en Chine


Les marques de bijoux de mariage en Chine font face à une concurrence plus féroce que jamais auparavant. Selon Statista, le nombre de mariages enregistrés en Chine n'a cessé d'augmenter jusqu'en 2013 à 13,74 millions, mais après cela, le nombre continue de diminuer avec un taux moyen de 5,6 %. Cette évolution est principalement portée par les jeunes générations vivant dans des villes de niveau 1 et de niveau 2 avec des activités quotidiennes intenses qui ont moins d'intérêt à se fiancer ou à se marier.


Opinions sur l'importance des cérémonies de mariage en Chine


Cependant, les mariages sont toujours importants pour les Chinois, un récent rapport sur les opinions sur l'importance d'organiser une cérémonie de mariage chez les jeunes couples en Chine montre qu'environ 80 % des personnes interrogées ont déclaré qu'il est très important d'avoir une cérémonie de mariage. Avec la diminution du nombre de mariages et la grande importance des cérémonies de mariage, les marques de bijoux de mariage font face à une concurrence féroce en Chine.

Les types de bijoux de mariage les plus courants en Chine


Dans la tradition d'un mariage chinois, les bijoux de mariage sont appelés « 3金 » ou « 5金 » ce qui signifie « 3 or » ou « 5 or ». Il s'agit de 3 ou 5 bijoux « or jaune » selon le budget d'une famille.

  • Le 3 or fait référence à une bague (pas une bague en diamant), une boucle d'oreille et un collier
  • Le 5 Gold comprend "3 or" plus un bracelet et un pendentif / bracelet de cheville

"5 pièces d'or"


Depuis que la nouvelle tendance des bagues en diamant est entrée en Chine avec le mythique slogan de De Beers, « 5 or » n'est plus un must, mais certaines familles garderont encore la tradition. Mais depuis que la préférence pour la couleur et la matière a changé, le « 5 or » est désormais plus souple et peut être remplacé par des bijoux en or blanc ou des bijoux en platine. Au 21ème siècle, le must des bijoux de mariage en Chine s'est transformé en bagues en diamant comprenant une bague de fiançailles et une paire d'alliances de mariage.

Forte demande d'alliances internationales de haute qualité


Alors que le coût en temps et en argent est énorme pour un mariage, de plus en plus de clients chinois sont impatients d'acheter des alliances de haute qualité pour ce moment unique. Avec une tendance à la comparaison avec d'autres personnes, les femmes de la classe moyenne sont plus susceptibles de demander une bague de fiançailles en diamant avec au moins un diamant d'un carat et de bonne qualité.

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Hainan est confiné

Hainan est confiné le 8 aout 2022

 

La recrudescence des cas de COVID détectés sur l’île de Hainan, et plus particulièrement à Sanya et ses environs, a conduit les autorités locales à prendre des mesures de confinement et à annuler ou suspendre l’essentiel des moyens de transport au départ de l’île.


Dans ce cadre, le  gouvernement provincial local a communiqué les informations suivantes :

-        Les personnes contaminées, celles considérées comme des cas contacts, ou celles ayant eu des contacts étroits avec des cas-contacts, de même que celles qui se trouvent dans des zones à risque moyen ou élevé, sont placés en quarantaine centralisée ou en confinement jusqu’à nouvel ordre ;

-        Les personnes qui se trouvent actuellement à Sanya, ou qui s’y sont rendues depuis le 23 juillet, ne seront autorisées à quitter l’île qu’après accord des autorités et sont soumises quotidiennement à un test de dépistage.

-        Les personnes qui ne se sont pas rendues à Sanya depuis le 23 juillet et qui se trouvent actuellement dans une ville ou un comté (district) concernés par l'épidémie, en dehors de la zone contrôlée, ne seront autorisées à quitter l'île qu'après la réalisation de trois tests PCR négatifs dans les dernières 72 heures.

-        Les personnes qui ne se sont pas rendues à Sanya depuis le 23 juillet et qui se trouvent actuellement dans des villes et des comtés (districts) sans cas détectés ne seront autorisées à quitter l'île qu'après la réalisation de deux tests négatifs dans les dernières 48 heures.

-        Les résidents locaux de Hainan ne sont pas autorisés à quitter l'île, sauf en cas de nécessité.

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Concernant les personnes souhaitant rentrer à Shanghai si les conditions ci-dessus sont respectées, les conditions de retour sont fonction du niveau des zones dans lesquelles vous avez séjourné et par lesquelles vous êtes passé (donc l’aéroport également).

ll y a 3 types de zones à risques : bas, moyen et haut. Vous pouvez voir ces zones sur le lien suivant : http://bmfw.www.gov.cn/yqfxdjcx/index.html. Vous devez choisir le nom de la province du hainan 海南 puis choisir votre quartier et une liste d’adresse s’affiche (rouge pour haut risque, jaune pour moyen et bleu pour bas risque).

Dans tous les cas il vous faudra votre QR code santé vert et un test PCR de 48h puis en fonction des zones :

-        Si vous venez d’une zone à faible risque : pas de quarantaine nécessaire pour le retour à Shanghai mais 2 tests PCR à réaliser dans les 3 jours suivants votre retour

-        Si vous venez d’une zone à moyen risque : une quarantaine de 7 jours est exigée à domicile, le comité de quartier doit être prévenu dans les 12h suivant l’arrivée et 3 tests PCR doivent être réalisés pendant cette quarantaine. Si le comité de quartier estime que les conditions sanitaires de la résidence ne permettent pas une quarantaine à domicile, il peut vous être demandé de faire cette quarantaine en hôtel.

-        Si vous venez d’une zone à haut risque : une quarantaine de 7 jours est exigée en hôtel de quarantaine et 5 tests PCR sont à réaliser pendant cette quarantaine.

 

Les personnes s’étant déplacé récemment sur l’île du Hainan devraient recevoir un SMS de la compagnie aérienne rappelant les explications ci-dessus et leur demandant de se manifester auprès du comité de quartier si elles ont été dans des zones à risque.

 

Le Consulat général de France à Shanghai suit attentivement l’évolution de ces mesures et la situation de nos compatriotes sur place, en lien étroit avec notre consulat général à Canton. Chine, Le blog qui vous fait partager sa passion pour la Chine

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Les valises en Chine, forte hausse

Poussés par l'augmentation de la demande sur les marchés étrangers, en particulier le secteur du tourisme en plein essor, les fabricants chinois de sacs et de valises se sont empressés de recruter plus de travailleurs et de se concentrer sur de nouveaux formats de commerce extérieur pour soutenir leur croissance cette année, ont déclaré les dirigeants de l'industrie et les exportateurs.source

Avec l'essor des marchés étrangers, les exportations chinoises de sacs et de valises ont bondi de 33,2% sur une base annuelle pour atteindre 12,7 milliards de dollars au cours des cinq premiers mois, soit 40% du total mondial, selon les données de l'Administration générale des douanes.

Ces commandes ont été principalement passées par des acheteurs des États-Unis, de l'Union européenne, du Japon et des économies membres de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est. Les trois bases de fabrication chinoises de sacs et de valises - les provinces du Guangdong, du Fujian et du Zhejiang - devraient connaître une croissance stable des exportations cette année, a déclaré Li Wenfeng, vice-président de la Chambre de commerce chinoise pour l'importation et l'exportation de lumière basée à Pékin. Produits industriels et artisanat d'art.


Quels sont les défis du marché chinois des bagages



La Chine est le plus grand fabricant de bagages, mais… Les marques locales qui fabriquent des produits de mauvaise qualité rencontrent des difficultés. Cette catégorie de produits comprend des produits mal conçus et une faible notoriété de la marque. Il faut également noter qu'il est très difficile pour les marques chinoises de trouver des canaux de distribution stables et de mettre en place des stratégies marketing solides.

Ces deux éléments réduisent sérieusement la rentabilité des marques locales de bagages. Les marques chinoises n'ont pas d'avantages par rapport aux marques étrangères car les exigences internationales en matière d'inspection sont de plus en plus exigeantes et les consommateurs ont de plus en plus tendance à privilégier les marques premium.

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Elon Musk et son sosie chinois Yilong Ma.

Elon Musk a dit qu'il aimerait rencontrer son sosie chinois, Yilong Ma.




Mais il s'est demandé si l'homme était un deepfake, disant que c'était "difficile à dire".
Ma, quant à lui, a répondu à Musk sur les réseaux sociaux en écrivant: "Je t'aime. Tu es mon héros."

Musk est une star en Chine pour les chinois, explique un chinois lors du CBC

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Situation Covid à Shanghai, mai 2022

Les chiffres nationaux : 5100 nouveaux cas annoncés (dont 4740 asymptomatiques) dans la journée du 4 mai, dont 87% à Shanghai.

 

Total national  = 131 327 (118 737 asymptomatiques)


=Shanghai=

4466 nouveaux cas annoncés (dont 4390 asymptomatiques) dans la journée du 4 mai

Total actuel (estimation) : 110 000 cas (dont 95 000 asymptomatiques). 512 cas graves et 13 nouveaux décès le 4 mai. 503 décès de personnes positives depuis le début de cette flambée épidémique, tous liés à des comorbidités (âge moyen > 80 ans).

 

=Jiangsu=

29 cas nouveaux annoncés (26 asymptomatiques) dans la journée du 4 mai, dont 24 cas à Wuxi, où Jiangyin est placée en confinement.

Total actuel = 351  (dont 328 asymptomatiques)

 

=Zhejiang=

23 cas nouveaux annoncés (20 asymptomatiques) dans la journée du 4 mai.

Total actuel= 569 cas

 

=Anhui=

0 cas nouveau annoncé (asymptomatique) dans la journée du 4 mai. 

Total actuel= 167 cas (dont 160 asymptomatiques)

 

1.      Poursuite de la politique de confinement et dépistage


 

 

·         L’épidémie poursuit sa décrue, avec 4500 cas le 4 mai. De même, un nombre croissant de personnes asymptomatiques sort des centres collectifs chaque jour, avec 20 000 sorties en moyenne le depuis une semaine. Si ces chiffres permettent d’être plus optimiste quant à l’évolution de l’épidémie, il faudra encore un certain temps pour que cela se traduise en un déconfinement effectif, et il convient de rester prudent sur l’interprétation des chiffres, qui peuvent être affectés par les conditions de mise en œuvre des dépistages (intempéries, pannes informatiques, retard de prise en compte) et peuvent connaître d’importantes fluctuations.

 

·         Le nombre de cas « dans la société », c’est à dire hors personnes confinées a également baissé pour atteindre durant deux jours 0 dans toutes la ville (le « zéro circulation sociale » est déclaré au bout de trois jours consécutifs).  Ce chiffre est cependant remonté à plusieurs dizaines, ce qui montre la difficulté à atteindre durablement l’objectif « zéro circulation sociale » (seuls les districts de Fengxian, Jinshan, Chongming, Qingpu, Songjiang et Putuo ont atteint cet objectif)

 

·         Le plan de déconfinement en trois zones est désormais remis à jour très régulièrement, faisant passer progressivement les résidents de Shanghai sous des modalités de confinement en principe plus légères. Seuls certains districts périphériques ont pour l’heure engagé un déconfinement effectif, en maintenant de fortes restrictions à tout déplacement. Dans les districts centraux, il demeure en pratique impossible pour la plupart des habitants de sortir de leur résidence, même quand ils habitent dans des « zones de précaution » expliquent les Médias PR chinois. 



 

·         Les mesures préventives dessinent progressivement les modalités qui accompagneront le déconfinement à court ou moyen terme. Ainsi, la ville délivre des permis de retour au travail pour les entreprises reprenant leur activité, ainsi que des permis de circulation, en particulier pour les livreurs qui peuvent avoir besoin de circuler entre les différents districts. Le déploiement du réseau de points de dépistage de proximité doit permettre à terme à tous les résidents de la ville de pouvoir se faire tester à 15 min au plus de leur lieu de résidence ou de travail toutes les 48h, afin de maintenir un code vert. Le traçage des flux de personnes avec un système de code QR de pointage dans les lieux accueillant du public est également en cours de déploiement.

 

·         De nombreuses universités shanghaiennes ont annoncé leur décision d’anticiper d’un mois les vacances d’été et les examens de fin d’année.

 

 

2.      Questions fréquentes liées aux centres de quarantaine


 

 

·         Le consulat suit la situation de chacun de nos compatriotes testés positifs. Certains se trouvent en centre collectif ou dans d’autres lieux d’isolement. D’autres demeurent pour le moment en isolement à domicile. Malgré une importante baisse du nombre de Français testés positifs, le risque d’infection demeure, et la vigilance reste essentielle.Le reste de la Chine tourne, mais on craint de nouvelles villes confinées à la dure comme Shanghai, explique un chinois membre du Chinese Business club, lors d'une conférence. 

 

·         Un dépistage positif entraîne normalement la mise en isolement dans un hôpital ou un centre collectif aménagé de la personne positive et des cas contacts proches. Nous vous recommandons de vous signaler immédiatement auprès de votre chef d’îlot (lien) et du consulat (Nous Contacter). Le consulat vous contactera très rapidement pour assurer le suivi de votre situation et fournir l’appui nécessaire auprès des autorités locales. Il vous est également recommandé, dans la mesure du possible, d’isoler la personne testée positive du reste de votre foyer en la plaçant dans une pièce séparée, lui faisant porter un masque et en aérant régulièrement, afin d’éviter de contaminer les autres membres du foyer.
 

·         Les délais avant le transfert vers les centres de quarantaine sont très variables, pouvant aller de quelques heures à plus d’une semaine. Si des auto-tests montrent que vous êtes redevenu négatif durant ce délai, il vous est recommandé de demander un test supplémentaire auprès de votre résidence ou des services sanitaires.

 

·         Le transfert peut prendre plusieurs heures, avec des arrêts intermédiaires en centre de transit. Les types de centres varient et les conditions de confort, d’hygiène et de vie privée sont très inégales. Le consulat insiste auprès des autorités pour que nos ressortissants bénéficient de conditions d’hébergement correctes et veille en particulier à ce que les familles et les personnes fragiles bénéficient d’un environnement adapté.

 

·         Les parents sont autorisés à accompagner les enfants détectés comme cas positifs sous certaines conditions, lorsque la demande en est faite. Le consulat reste mobilisé et vigilant pour éviter toute séparation des familles.

 

·         Conditions de sortie des centres collectifs d’isolement : Une personne ayant été successivement négative à deux tests PCR séparés de 24h au moins peut quitter son centre de quarantaine. Le transfert de retour vers le domicile est organisé par le district de résidence, qui ne peut s’y opposer. Avant départ, les effets personnels sont désinfectés. Aucun frais n’est perçu par les centres collectifs.

 
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·         Après le retour au domicile, une période d’observation médicale de 7 jours à domicile est à respecter : il est demandé de s’isoler dans la mesure du possible des autres membres du foyer, ne pas sortir du domicile, même pour participer aux dépistages PCR, et d’effectuer deux prises de température par jour. Le 7e jour, un test PCR réalisé (à domicile ou en hôpital). En cas de dépistage positif, la personne est placée en isolement. En revanche, cela est en principe sans incidence sur le zonage de la résidence (ce n’est pas considéré comme un nouveau positif).


·         Pour les centres d’isolement de cas contact proche, la durée de séjour est de 14 jours avec prises de température quotidienne et dépistages réguliers, suivis de 7 jours d’observation médicale à domicile. Ces centres offrent en principe une séparation physique des personnes (1 personne par chambre) bien que les conditions soient également variables.

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Webinaire sur le confinement en Chine présenté par l'ambassadeur de France en Chine

L’ambassadeur de France en Chine, M. Laurent Bili, présidera un webinaire co-organisé avec la Chambre de Commerce et d’Industrie France Chine mercredi  21 avril  à 17h30  (connections à partir de 17h, scanner le QR code ci-dessous)

 



Bienvenue dans le monde digital 
 

 

=Chiffres nationaux=

24 254 nouveaux cas annoncés (dont 20 782 asymptomatiques) dans la journée du 14 avril, dont 93% à Shanghai.

Total national  = 301 227 cas (276 632 asymptomatiques)

 

A =Shanghai=

22 694 cas nouveaux annoncés (dont 19 494 asymptomatiques) dans la journée du 14 avril. Le nombre de nouveaux cas est en baisse par rapport à la veille.  Alors que les autorités ont fait état de retards dans le traitement des données, il est prématuré d’en tirer des conclusions.

Total actuel estimé : environ 260 000 cas, dont 245 000 asymptomatiques (estimation non-officielle)

Aucun décès attribué au covid jusqu’à présent. 9 cas graves annoncés (tous sont des personnes âgées non vaccinées, présentant des comorbidités graves).

 

Au =Jiangsu=

51 cas nouveaux annoncés (dont 49 asymptomatiques) dans la journée du 14 avril. Dont 41 à Suzhou. Le cluster de Suzhou reste actif.

Total actuel = 818 (dont 732 asymptomatiques) à Nankin, Changzhou, Lianyungang, Suqian, Zhenjiang, Suzhou, Wuxi, Taizhou, Nantong, Yancheng

 

Au =Zhejiang=

23 cas nouveaux annoncés (dont 6 asymptomatiques) dans la journée du 14 avril dont 17 à Hangzhou.

Total actuel = 547 cas répartis à  Ningbo, Quzhou, Kecheng, Hangzhou, Wenzhou, Huzhou, Jiaxing, Zhoushan, Lishui, Shaoxing

 

Dans l’=Anhui=

69 cas nouveaux annoncés (68 asymptomatiques) dans la journée du 10 avril, dont 32 à Fuyang, 30 à Lu’an.

Total actuel = 655 cas (dont 631 asymptomatiques) répartis à Hefei, Tongling, Ma’anshan, Suzhou, Anqing, Chuzhou, Hanshan, Bozhou, Bengbu Huainan, Wuhu, Fuyang

 

1-      Poursuite de la politique de confinement et dépistage

 

·         La politique de zonage en trois catégories (cf point de situation n°10) des résidences mise en place en début de semaine reste en vigueur, avec notamment des mesures de confinement et de dépistages réguliers. En revanche, une part importante des résidences situées en « zone de précaution » (où il est en principe possible de se déplacer hors du domicile) restent pour le moment confinées, à la suite de décisions des quartiers et districts.

·         Les autorités maintiennent le principe du placement systématique des cas positifs en centre collectif de quarantaine, dont l’aménagement est poursuivi pour augmenter la capacité d’accueil, à Shanghai et dans les provinces environnantes, notamment au Zhejiang. De même, les « cas contacts proches » peuvent également être envoyés en centre collectif d’isolement. 
De nouveaux centres d’isolement pour cas contact continuent d’être aménagés dans la ville de Shanghai et dans les provinces avoisinantes du Jiangsu et du Zhejiang explique cet avocat

 

 

2-      Questions fréquentes liées aux centres de quarantaine

 

·         Un dépistage positif entraîne la mise en isolement dans un hôpital ou un centre collectif aménagé de la personne positive et des cas contact. Le consulat vous recommande de vous signaler immédiatement auprès de votre chef d’îlot (lien) et du consulat (Nous Contacter) en cas de dépistage positif. Le consulat vous contactera très rapidement pour assurer le suivi de votre situation et fournir l’appui nécessaire auprès des autorités locales. Il vous est également recommandé, dans la mesure du possible, d’isoler la personne testée positive du reste de votre foyer en la plaçant dans une pièce séparée, lui faisant porter un masque et en aérant régulièrement, afin d’éviter de contaminer les autres membres du foyer.

 

·         Les délais avant le transfert vers les centres de quarantaine sont très variables, pouvant aller de quelques heures à plus d’une semaine. Le transfert peut prendre plusieurs heures, avec des arrêts intermédiaires en centre de transit.

 

·         Les types de centres varient et les conditions de confort, d’hygiène et de vie privée sont très inégales. Le consulat suit la situation de chacun de nos compatriotes positifs, tous asymptomatiques ou présentant des symptômes légers. Certains se trouvent en centre collectif ou dans d’autres lieux d’isolement. D’autres demeurent pour le moment en isolement à domicile. Plusieurs de nos compatriotes sont sortis ces derniers jours de centres collectifs après plusieurs tests négatifs.

 

·         Les autorités autorisent désormais les parents à accompagner les enfants détectés comme cas positifs sous certaines conditions. Le consulat reste mobilisé et vigilant sur ce sujet.

 

·         Conditions de sortie des centres collectifs de quarantaine : La municipalité a précisé qu’une personne ayant été successivement négative à deux tests PCR séparés de 24h au moins et dont les symptômes ont connu une amélioration peut quitter son centre de quarantaine. Les pratiques peuvent varier suivant les centres mais sont en cours d’uniformisation. Le transfert de retour vers le domicile est organisé par le district de résidence, qui ne peut s’y opposer. Avant départ, les effets personnels sont désinfectés. Aucun frais n’est perçu par les centres collectifs. Après le retour au domicile, une période d’observation médicale de 7 jours est à respecter (durant laquelle il est demandé d’aérer fréquemment, éviter les sorties, réduire les contacts, etc…).

 

·         Pour les centres d’isolement de cas contact proche, la durée de séjour est de 14 jours avec prises de température quotidienne et dépistages réguliers, suivis de 7 jours d’observation médicale à domicile. Un dépistage positif peut entraîner une hospitalisation ou un départ en centre de quarantaine. Pour les contacts secondaires, le séjour est de 7 jours. Ces centres offrent en principe une séparation physique des personnes (1 personne par chambre) bien que les conditions soient également très variables

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Comment voter en Chine en 2022

L’élection du Président de la République comporte deux modalités de vote : le vote à l’urne et le vote par procuration, qui nécessitent toutes deux l’ouverture de bureaux de vote.

Les électeurs de Chine continentale et de Hong Kong sont répartis sur 7 listes électorales consulaires et le dispositif prévoit l’ouverture de 18 bureaux de vote dans 7 villes (Pékin, Canton, Chengdu, Shanghai, Shenyang, Wuhan et Hong Kong).

Tout a été mis en œuvre pour que ces élections puissent se tenir dans l’ensemble de ces bureaux. Malheureusement, les décisions sanitaires prises par les autorités locales dans certaines régions impactent la bonne tenue du scrutin qui se tiendra dimanche.

Le dispositif de vote est le suivant.

Pour ce qui est de Pékin, Canton, Chengdu, Wuhan et Hong Kong, les bureaux de vote ouvriront comme prévu.

Pour ce qui est de Shenyang, le bureau de vote ouvrira comme prévu mais les restrictions locales de circulation s’appliqueront. 

SHANGHAI 


Pour ce qui est de Shanghai, comme vous le savez, la ville est frappée d’une mesure de confinement généralisé et strictement appliqué. Des démarches répétées ont été effectuées auprès des autorités, y compris à haut niveau afin de permettre, d’une part l’autorisation d’ouverture des bureaux de vote et, d’autre part, une autorisation exceptionnelle de sortie pour les électeurs et membres des bureaux de vote et assesseurs confinés. Malheureusement, il a été répondu par les autorités de Shanghai le 07 avril que « compte tenu de la situation grave et compliquée à Shanghai, il est objectivement impossible de remplir les conditions pour l'organisation par votre consulat de l'élection, pour la sécurité de toutes les personnes résidant à Shanghai ».

Dès lors, en raison de ces circonstances exceptionnelles que sont l’impossibilité officielle de se déplacer et les conséquences auxquelles s’exposent nos compatriotes du fait des mesures prises par les autorités locales, et après consultation du Conseil Constitutionnel, il a été décidé de ne pas ouvrir les bureaux de vote de Shanghai pour le premier tour de l’élection présidentielle.

Pour ce qui est du second tour, soyez assurés que le ministère de l’Europe et des affaires étrangères, l’ambassade et les consulats généraux resteront pleinement mobilisés pour qu’il puisse se tenir régulièrement. L’évolution des normes sanitaires locales sera suivie attentivement et une concertation avec les élus des Français de l’étranger en Chine sera organisée dans les jours qui viennent. Par ailleurs, l’ambassade et les consulats tiendront régulièrement informés les électeurs, notamment via leurs sites internet et les comptes WeChat de l’ambassade et des consulats./.




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Situation du Covid en Chine le 3 avril

1-      Situation au 3 avril covid Shanghai 




 



=Chiffres nationaux=



13236 nouveaux cas annoncés (dont 11781 asymptomatiques) dans la journée du 3 avril, dont plus de 60% à Shanghai.



Total national  = 99203 cas (54911 asymptomatiques)



                                                       



A =Shanghai=



Le nombre de cas est reparti à la hausse avec un record de plus de 8000 cas annoncés dans la journée de samedi, résultat qui comprend le premier dépistage PCR à Puxi.



8226 cas nouveaux annoncés (dont 7788 asymptomatiques) dans la journée du 3 avril.



Total actuel = 33988 cas (dont 32648 asymptomatiques)



 



Au =Jiangsu=



47 cas nouveaux annoncés (dont 42 asymptomatiques) dans la journée du 3 avril, dont 13 à Suzhou et 9 à Nantong.



Total actuel = 461 cas (dont 413 asymptomatiques) répartis à Nankin, Changzhou, Lianyungang, Suqian, Zhenjiang, Suzhou, Wuxi, Taizhou, Nantong, Yancheng



 



Au =Zhejiang=



20 cas nouveaux annoncés (dont 9 asymptomatiques) dans la journée du 3 avril.



Total actuel = 377 cas répartis à  Ningbo, Quzhou, Kecheng, Hangzhou, Wenzhou, Huzhou, Jiaxing, Zhoushan, Lishui, Shaoxing



 



Dans l’=Anhui=



La progression du nombre de cas se poursuit, avec pour principal foyer la ville de Huainan.



95 cas nouveaux annoncés (93 asymptomatiques) dans la journée du 3 avril dont 59 à Huainan et 11 à Fuyang



Total actuel= 465 cas (dont 445 asymptomatiques) répartis à Hefei, Tongling, Ma’anshan, Suzhou, Anqing, Chuzhou, Hanshan, Bozhou, Bengbu Huainan, Wuhu, Fuyang



 



 



2-      Poursuite de la politique de confinement et dépistage



 



·         Lors de sa visite à Shanghai samedi, la vice-Première ministre SUN Chunlan a insisté sur la mise en œuvre rigoureuse de la politique de lutte contre l’épidémie et réitéré la politique dite de « zéro covid dynamique». Elle a notamment appelé la ville de Shanghai à renforcer sa capacité de tests et ses capacités d’hébergement en centre collectif de quarantaine.



 



·         La campagne de confinement/dépistage de la ville annoncée il y a une semaine le dimanche 27 mars se poursuit. A Pudong, l’ensemble des résidences du district sont classées « zone confinée » ou « zone sous contrôle », et font l’objet à ce titre de nouveaux dépistages et de confinements prolongés (cf point de situation n°6). A Puxi, après un premier test PCR le vendredi 1er avril, des kits d’autotests antigéniques ont été distribués aujourd’hui, et un deuxième test PCR a été annoncé pour la journée de demain dans la matinée. L’ensemble de la ville demeure de fait en confinement strict. Aucune annonce nouvelle n’a été faite sur les modalités appliquées à l’échéance du confinement de Puxi (5 avril).



 



·         Les résultats des tests PCR conduisent à la mise en confinement de bâtiments et résidences pour des durées allant de 7 jours à 14 jours (cf point de situation n°6) à compter du premier jours de la mise en confinement de leur district ( 28 mars pour Pudong et les autres districts à l’est et au sud de la rivière Huangpu, et 1er avril pour Puxi). Certaines résidences se sont déjà vu notifier la mise en application de ces mesures. Les autres mesures pré-existantes de confinements partiels de résidences ou quartiers restent en vigueur.



 



·         Les problèmes logistiques (ravitaillement, tests etc) semblent de manière générale plus importants à Pudong qu’à Puxi.



 



 



3-      Questions fréquentes liées au confinement



 



·         Un dépistage positif entraîne en principe la mise en isolement dans un hôpital ou un centre aménagé de la personne positive et des cas contact. Le consulat vous recommande de vous signaler immédiatement auprès votre chef d’îlot (lien) et du consulat  en cas de dépistage positif. Le consulat vous contactera immédiatement pour assurer le suivi de votre situation et fournir l’appui nécessaire auprès des autorités locales. Il vous est également recommandé dans la mesure du possible d’isoler la personne testée positive du reste de votre foyer en la plaçant dans une pièce séparée, lui faisant porter un masque et en aérant régulièrement, afin d’éviter de contaminer les autres membres du foyer.



 



·         Plusieurs jours peuvent s’écouler avant le transfert vers les centres d’isolement.



 



·         A ce jour, aucune annonce officielle sur le recours à l’isolement à domicile n’a été faite par les autorités. Les déclarations récentes de certains responsables et certaines décisions locales de mise en isolement à domicile pourraient annoncer des assouplissements, mais cela reste à confirmer.  



 



·         Animaux domestiques : en cas de placement en centre de confinement, il n’est pas possible d’emmener d’animaux domestiques, et les autorités n’ont mis en place aucune procédure dédiée. Des réseaux d’entraide existent cependant au sein des différents quartiers (lien). Plusieurs personnes indiquent être parvenues à faire transférer leurs animaux vers des centres vétérinaires (témoignages).



 



·         S’agissant des approvisionnements en nourriture, la plupart de nos ressortissants signale avoir reçu des livraisons de nourriture organisées par leur comité de quartier, mais de façon irrégulière. La mairie de Shanghai a également publié une liste de numéros de contact d’urgence et de plateformes de livraison de denrées alimentaires (lien) qui restent ouvertes durant le confinement, tout en précisant que les délais de livraison pouvaient être particulièrement longs. En pratique, seules certaines plateformes fonctionnent suivant les quartiers, et des commandes groupées sont souvent mises en place par les réseaux de voisinage via des plateformes locales.



 



 



·         Eau potable : l’eau courante est conforme aux règlementations nationales à la sortie des usines de traitement, mais il existe des risques de pollution microbienne lors de son passage par les canalisations. Ainsi, il n’est pas recommandé de boire directement l’eau courante à Shanghai. En revanche, l’eau courante bouillie  (au minimum 1 minute) est considérée comme potable. Le risque de pollution en métaux lourds est faible et ne présente d’effet potentiel sur la santé qu’en cas d’accumulation sur le long terme. Il est recommandé aux foyers dotés de filtres de les remplacer régulièrement.



 



·         Généralisation d’un système de « code QR de lieu». En prévision du déconfinement, de nombreux lieux accueillant du public mettent en place un système de code QR à scanner avec alipay ou wechat, à des fins de suivi des flux de personnes.



 



 



4-      Transports en Chine et à l’international



 



·         Les déplacements sont actuellement très difficiles voire impossibles dans de très nombreux cas. Le confinement de Shanghai ne permet pas officiellement de quitter son lieu de résidence, et la plupart des destinations exigent une mise à l’isolement à l’arrivée pour des durées variable allant jusqu’à trois semaines. Les gares routières sont fermées. Il est fortement recommandé de bien s’assurer des conditions d’accueil dans le lieu d’arrivée avant tout déplacement.



 



Transports aérien et ferroviaire



 



·         Les gares et aéroports de Shanghai restent ouverts. En revanche, les vols au départ de Shanghai connaissent de nombreuses annulations du fait de l’impact des mesures sanitaires locales sur le personnel aéroportuaire et des mesures d’annulations de vols par l’aviation civile chinoise, y compris les vols vers la France. Le vol Air France AF193 du 5 avril est annulé. De même, de nombreux trains sont annulés.



 



·         Les autorités municipales ne prévoient pas officiellement de dérogations dont pourraient bénéficier les résidents confinés pour accéder aux aéroports ou gares. Le consulat vous recommande de prendre contact avec votre comité de quartier et le consulat (Nous Contacter) pour que nous relayions votre demande le cas échéant.



 



·         Pour accéder aux aéroports : Pour y accéder, les navettes 1, 8, la ligne de navette de nuit, ainsi que la ligne circulaire 1 fonctionnent. La ligne 7 fonctionne jusqu’à la station Longyang Road. Pour se rendre à l’aéroport de Hongqiao à partir de Pudong, il est également possible de réserver des taxis par téléphone (lien).



 



·         Pour les correspondances ferroviaires ou aériennes via Shanghai, une ligne temporaire desservant les aéroports et les gares de la ville est mise en place. Elle dessert : Hongqiao Hub West, la gare du sud de Shanghai, la gare de Shanghai et le centre de bus Pudong Dongfang Road - Weifang Road. La ligne fonctionne dans les deux sens et les passagers doivent présenter un billet d’avion ou un billet de train du jour même et un test PCR de moins de 48 heures.



 



·         Pour les arrivées à Shanghai, une desserte de Puxi est possible en taxi à partir de l’aéroport de Hongqiao et des différentes gares durant le confinement. Ces taxis ne permettent pas de transfert depuis les zones confinées vers les gares ou aéroports.



 



·         A compter du 2 avril et jusqu’à nouvel ordre, toute personne quittant Shanghai (train, avion, bateau, autoroute inclus) doit présenter ==soit== un résultat négatif de test PCR de moins de 24h, ==soit== un résultat de test PCR de moins de 48h ainsi qu’un résultat de test antigénique de moins de 24h (à acheter en pharmacie, puis enregistrer sur le mini-programme "Yi Ce Da"(疫测达)).



 



5-      Services aux Français et points de contact



 



·         Du fait des mesures de confinements, le consulat ne peut pas actuellement accueillir du public. Nous continuons cependant à traiter les besoins urgents et sommes joignables par courrier électronique ou par téléphone (ambassade Contacter).



 



·         Le consulat est également en contact étroit avec les chefs d’îlot de la communauté française de Shanghai. N’hésitez pas à vous rapprocher de votre chef d’îlot. 



 



·         Le Bureau des affaires étrangères de Shanghai a publié une liste en anglais des numéros de contact par quartier, auprès de laquelle diverses urgences peuvent  être signalées (lien). Outre ces différents numéros, vous pouvez également composer le 12345 pour poser toute question auprès des services municipaux.



 



6-      Sources officielles d’information



 



·         Pour se renseigner au sujet des mesures en vigueur et de l’évolution de l’épidémie, le consulat recommande de se référer aux comptes publics Wechat suivants (en chinois) :



o   SHANGHAI : shanghaifabu , qui propose notamment quotidiennement une liste des adresses où des cas positifs ont été détectés et une liste des hôpitaux fermés à titre temporaire.



o   SHANGHAI : gh_a1fb10001853 compte officiel du bureau des affaires étrangères de la ville, qui traduit en anglais (et parfois en français) une  partie des annonces municipales



o   JIANGSU : jstvjsxw



o   ANHUI : anhuifabu



o   ZHEJIANG : zjfabu



 



7-      Services médicaux



 



·         Les services ambulatoires des hôpitaux sont fermés durant les périodes de confinement, mais il est demandé aux hôpitaux de maintenir ouverts leurs services d’urgences, fièvre, dialyse, soins intensifs, soins obstétriques, pédiatrie, radiothérapie et autres services clé. Les comités de quartier peuvent contacter le numéro 120 pour signaler tout besoin médical des résidents et demander leur transport vers un hôpital où ils seront traités en circuit fermé avant de regagner leur domicile. Le consulat se tient prêt à intervenir pour accélérer le traitement d’une urgence médicale (par exemple obtention de l’autorisation de sortie de la résidence pour se rendre à l’hôpital).





·         Certains hôpitaux peuvent se retrouver partiellement fermés de façon temporaire du fait des mesures de lutte contre l’épidémie, et il est recommandé de se renseigner directement auprès des hôpitaux en cas de besoin de soins, car le statut épidémique des patients et le statut de confinement de leur résidence peut également être pris en compte pour conditionner l’accès aux services médicaux. Une liste actualisée quotidiennement par la municipalité est publiée via le compte Shanghai Fabu pour informer des fermetures de services au sein des hôpitaux.





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